Canicules, sobriété, autoconsommation : le smart home évolue

Les attentes des occupants évoluent rapidement. Selon le Baromètre QUALITEL 2025, 86 % des Français déclarent avoir déjà été confrontés à un aléa climatique dans leur logement au cours des dix dernières années, tandis que 75 % estiment que ces phénomènes se sont aggravés.

Dans le même temps, la hausse du coût de l’énergie pousse les ménages à mieux maîtriser leurs usages énergétiques et à s’intéresser davantage aux solutions d’autoconsommation.

Face à ces nouveaux défis, le smart home s’impose progressivement comme un levier pour améliorer le confort thermique, optimiser les usages énergétiques et tirer le meilleur parti des ressources disponibles.

Pour les fabricants, promoteurs, distributeurs et énergéticiens, cette évolution ouvre la voie à de nouvelles opportunités autour du confort, de l’efficacité énergétique et de l’autoconsommation.

Trois cas d’usage qui illustrent cette transformation

Limiter les surchauffes grâce aux protections solaires automatisées

Face aux canicules, la réponse la plus évidente consiste souvent à augmenter les capacités de refroidissement. Pourtant, cette approche entraîne une hausse de la consommation électrique et ne répond pas aux objectifs de sobriété énergétique.

Les protections solaires motorisées et connectées offrent une alternative particulièrement pertinente. En pilotant automatiquement les volets roulants, stores ou brise-soleil selon l’ensoleillement et les conditions météorologiques, il est possible de limiter les apports thermiques avant même que la chaleur ne pénètre dans le bâtiment.

Des solutions telles que TaHoma® facilitent la mise en place de scénarios capables d’anticiper les pics de chaleur et d’adapter le comportement du logement sans intervention de l’occupant.

Selon Somfy, l’automatisation des protections solaires peut contribuer à réduire la température intérieure de 4 à 7°C lors des épisodes de forte chaleur.

Résultat : un meilleur confort d’été, un recours limité à la climatisation et une baisse des dépenses énergétiques associées.

Pour les promoteurs et les fabricants, ces usages constituent une réponse concrète aux enjeux de confort, de performance du bâtiment et d’adaptation climatique.

Transformer les données énergétiques en levier d’action

Mieux consommer commence par une meilleure compréhension des usages.

Aujourd’hui, les données issues des compteurs communicants, des capteurs installés dans les tableaux électriques ou des solutions connectées offrent une visibilité beaucoup plus fine sur le fonctionnement du logement.

Reliés au compteur Linky ou aux lignes de phase, les capteurs installés dans les tableaux électriques permettent de remonter les données énergétiques quasiment en temps réel.

Mais l’intérêt dépasse largement la simple visualisation. Ces informations aident à identifier les postes les plus énergivores, à détecter des anomalies, à mesurer l’impact des actions mises en place et à alimenter des scénarios d’optimisation.

Pour les énergéticiens comme pour les distributeurs, cette visibilité constitue un socle précieux pour développer de nouvelles offres autour de l’accompagnement des occupants, de l’optimisation des usages et de la performance énergétique.

Tirer le meilleur parti de l’énergie solaire produite sur place

La production d’énergie locale se développe rapidement, notamment grâce à l’essor du photovoltaïque résidentiel.

Cependant, produire sa propre électricité ne garantit pas automatiquement une utilisation optimale de celle-ci. L’enjeu consiste désormais à utiliser cette énergie au moment où elle est disponible.

Les solutions de gestion de l’habitat permettent d’adapter certains usages à la production photovoltaïque afin d’augmenter le taux d’autoconsommation.

Des offres comme Energeasy Connect de Rexel illustrent cette évolution en centralisant les informations provenant de différents systèmes du logement. Chauffage, chauffe-eau, climatisation, pompe à chaleur ou borne de recharge peuvent ainsi fonctionner de manière coordonnée pour mieux exploiter l’énergie produite localement.

Selon Rexel, l’association du photovoltaïque et du pilotage intelligent des usages peut permettre de réaliser jusqu’à 70 % d’économies sur la facture d’électricité.

Au-delà des économies réalisées, cette approche améliore la valorisation de l’électricité produite sur site et renforce l’intérêt économique des installations photovoltaïques.

L’interopérabilité, moteur de ces nouveaux usages

Tous ces exemples reposent sur une même condition : la capacité des systèmes à communiquer et à fonctionner ensemble.

Les informations peuvent provenir de multiples sources : protections solaires, capteurs de consommation, compteurs communicants, installations photovoltaïques, systèmes de chauffage ou bornes de recharge. C’est leur mise en relation qui permet de créer des expériences réellement utiles pour les occupants.

C’est précisément le rôle des plateformes d’interopérabilité comme Overkiz, qui connectent des produits issus de différents fabricants, protocoles et univers technologiques au sein d’un même écosystème.

Avec plus de 6 000 équipements compatibles et plus de 60 marques intégrées, la plateforme illustre l’importance croissante de l’interopérabilité pour faire émerger des usages autour du confort, de l’efficacité énergétique et de l’autoconsommation.

Pour les fabricants, l’enjeu dépasse désormais la simple performance des produits. Il consiste à garantir leur capacité à s’intégrer dans des environnements capables de générer de nouveaux usages.

Cette approche contribue également à accélérer le déploiement de solutions innovantes sans multiplier les développements spécifiques ni recréer des écosystèmes fermés.

Le smart home comme levier de transition

Le smart home s’affirme aujourd’hui comme un outil concret au service du confort, de l’efficacité énergétique et de l’adaptation climatique.

Qu’il s’agisse de limiter les surchauffes estivales, de mieux comprendre les usages énergétiques ou d’optimiser l’autoconsommation photovoltaïque, ces nouveaux cas d’usage reposent sur une même logique : faire collaborer les données et les systèmes au sein d’un même écosystème.

Les acteurs capables de combiner automatisation, données et interopérabilité seront les mieux placés pour accompagner la transition énergétique des bâtiments et répondre aux nouvelles attentes du marché.

Commentaires (0)

Hide Show